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Se former en situation de handicap

Conseils aux formateurs internes et externes pour l’accueil et les formations lydia2cformation des personnes en situation de handicap

HANDICAP AUDITIF

Au moment de la rencontre, j’anticipe ma réaction de surprise face au son de la voix d’une personne malentendante : ses intonations sont plus profondes. J’évite les mimiques interrogatives, je reste naturelle et concentrée.

  • Lorsque je prends la parole, j’articule distinctement sans déformer la bouche, je ne crie pas, je parle à un rythme modéré. Je dégage mon visage, j’évite de mettre la main devant ma bouche ou de baisser la tête.
  • J’élabore des phrases courtes, avec du vocabulaire simple ; je reformule plutôt que de répéter une phrase non comprise.
  • Je me déplace pour lui parler face à face.
  • Si la personne sourde est accompagnée, je m’adresse prioritairement à elle et non à son interprète en LSF2 ou LPC3.
  • Dans une conversation de groupe, je fais en sorte que la personne sourde soit prévenue chaque fois que les interlocuteurs ont changé de sujet afin qu’elle se réapproprie la conversation.
  • En réunion, je respecte la parole de chacun, je ne parle pas en même temps qu’une autre personne.
  • Je veille à remettre un ordre du jour et un compte rendu pour assurer la transmission des informations.
  • Lors de passage de consignes, je privilégie l’outil informatique pour communiquer et si nécessaire j’utilise un papier et un crayon pour écrire quelques mots de résumé.

HANDICAP MOTEUR

Au moment de l’accueillir, je m’assure que la personne peut accéder à notre lieu de rendez-vous, je lui indique en amont les zones de stationnement aménagé, les ascenseurs… Je préviens le personnel d’accueil si besoin.

  • Dans la salle de formation, je veille à ce qu’aucun obstacle n’entrave son parcours.
  • Lors de la rencontre, le regard est important : je ne détourne pas les yeux, je n’appuie pas mon regard, je reste naturel.
  • Lorsque je la guide dans l’établissement, je marche à son rythme et je lui indique les changements de directions, je lui laisse l’usage des rampes ou des plans inclinés.
  • Parfois, patienter debout à l’accueil ou devant un comptoir est très pénible : je lui propose un siège.
  • Si la personne se déplace en fauteuil roulant, j’évite de m’appuyer dessus, au risque de la déstabiliser.
  • Si la personne est de petite taille ou en fauteuil, je me mets à sa hauteur pour faciliter la conversation.
  • Certaines personnes peuvent avoir une élocution difficile (trauma crânien ou autre atteinte cérébrale), pour autant leur intelligence n’est pas altérée : je leur parle normalement et je leur laisse le temps de répondre.
  • Si la personne handicapée est accompagnée, je m’adresse à elle et à son accompagnateur, j’alterne mon attention sur les deux interlocuteurs pour favoriser l’échange.

HANDICAP VISUEL

  • Lors d’une rencontre, si je souhaite proposer mon aide, je dis d’abord « bonjour ». Je ne me vexe pas si la personne décline ma proposition.
  • En m’approchant, j’annonce ma présence verbalement. La personne ne reconnaîtra pas toujours votre voix dès les premières secondes : je donne mon prénom ou mon nom avant d’engager la conversation.
  • Pour marcher ensemble, je propose à la personne de prendre mon bras (je ne prends pas le sien). Si le trottoir est étroit ou jonché d’obstacles, je me place devant elle, sa main sur mon épaule. Il est toujours plus facile de suivre que d’être poussé !
  • Si la personne tient une canne blanche, je veille à ne pas en entraver le mouvement.
  • J’annonce les changements de direction ou de relief, ainsi que les obstacles à éviter (zones de travaux, panneaux de circulation trop bas, déjections canines…).
  • Si je renseigne sur le chemin à prendre, je précise mes informations. Exemple : « à 10 pas en ligne droite, vous tournerez à gauche ».
  • Devant un escalier, je guide sa main vers la rampe et je me place à ses côtés ; je monte l’escalier à son rythme en annonçant la première et la dernière marche.
  • Si elle veut s’asseoir, je guide sa main vers le dos du siège. Une fois qu’elle connaît la position du siège, la personne peut s’asseoir seule.
  • Je veille à ce que chacun se présente et répète son nom au moment de toute prise de parole.

RÉDACTIONNEL

  • Je donne des titres précis à mes documents, je précise la date, l’objet.
  • Je respecte les règles typographiques. Par exemple pour un nombre, j’évite de poser des points entre les dizaines et les centaines : 16.250.090,32 s’écrit ainsi 16 250 090,32.
  • J’accentue les majuscules de façon à éviter les confusions. Par exemple, j’écris IL A ÉTÉ JUGÉ DURANT CE PROCÈS et non IL A ETE JUGE DURANT CE PROCES.
  • J’explique les abréviations, les termes professionnels ; j’évite le « jargon » d’entreprise.
  • À la première utilisation d’un sigle ou d’un acronyme, je donne sa forme développée. Exemple : l’OMS (Organisation mondiale de la santé).
  • Je n’utilise les tableaux que lorsque c’est indispensable : pour transmettre des données et non pour la mise en page. Je découpe mon tableau complexe en plusieurs tableaux simples. Je fournis un titre complet.
  • Je ne fournis jamais un texte sous forme d’image.
  • J’utilise les fonctionnalités automatiques de listes (listes à puces ou numérotées) et non les tirets ou les numéros ajoutés à la main.

GRAPHISME

  • J’assure un contraste suffisant entre la couleur du texte et celle de l’arrière-plan. L’outil Colour Contrast Analyser gratuitement disponible en ligne donne l’indice de contraste entre deux couleurs.
  • J’ajuste les couleurs à cet indice, selon la taille de ma police. Si la taille de mon texte est inférieure à 18 points ou à 14 points gras, l’indice de contraste doit être au moins égale à 4,5. Si la taille de mon texte est supérieure à 18 points ou du 14 points gras, l’indice doit être au moins égale à 3.
  • Je ne transmets jamais une information uniquement par la couleur. Exemple : sur un graphique en couleur, chaque chiffre est complété de sa légende. Les éléments différenciés par leur couleur le sont également par leur forme.
  • J’ajoute à chacune de mes images, dans ses propriétés, une alternative textuelle (ou texte de remplacement), qui la décrit simplement. Si l’image contient du texte, je le reprends intégralement dans l’alternative.

TRAITEMENT DE TEXTE

Les recommandations suivantes sont praticables dans tous les logiciels de bureautique : Word, Google Doc, OpenOffice, LibreOffice…

  • Je donne un nom clair et signifiant à mon fichier.
  • Je complète les propriétés du fichier : titre, auteur, langue utilisée.
  • J’utilise systématiquement les styles pour indiquer la hiérarchisation (le niveau) de mes titres (titre 1, titre 2, titre 3…). Le titre de mon document est en style « titre ».
  • Je ne saute pas de niveau (je ne passe pas d’un titre 1 à un titre 3, par exemple). J’insère une table des matières dans mon document : grâce aux titres stylés, son intégration et sa mise à jour sont automatiques.
  • Je privilégie l’utilisation d’espacements avant/après dans le style de mes paragraphes de façon à supprimer les lignes vides.
  • J’utilise les sauts de page pour passer à la page suivante (et non une succession de lignes vides).
  • Pour créer un tableau, j’utilise l’outil dédié. Dans ses propriétés, je fournis un résumé, je définis clairement la ligne d’en-tête. Si le tableau est long, je répète cette ligne à chaque page. J’évite les cellules vides et les cellules fusionnées.
  • J’aligne mes images sur le texte (jamais d’images flottantes).

PRÉSENTATION (POWERPOINT)

  • J’utilise la zone de commentaires pour fournir une description textuelle des images, des schémas, des graphiques.
  • Je gère l’ordre de lecture des éléments en utilisant le volet de droite sur l’ordre des plans. Attention : les éléments sont présentés dans l’ordre inverse de leur lecture (l’élément le plus bas sera lu en premier).
  • Pour le diffuser, je convertis mon fichier PowerPoint en PDF.
  • PDF Si le document initial est accessible, le PDF qui en résulte le sera aussi.
  • Je ne propose jamais de PDFs scannés : je réalise mon PDF à partir du document bureautique original.
  • Les PDFs générés à partir de Word, LibreOffice ou OpenOffice sont de bonne qualité. Par contre, les PDFs générés avec GoogleDoc sont peu accessibles : j’exporte le Google Doc au format Word, OpenOffice ou LibreOffice pour générer le PDF à partir de ces applications.
  • Je vérifie les propriétés du PDF : titre, auteur, langue.
  • Si mon document est long, j’affiche les signets à l’ouverture. Acrobat Pro, logiciel payant, propose de nombreuses fonctionnalités d’accessibilité ; il permet d’évaluer l’accessibilité du document et aide à corriger beaucoup de problèmes.

Contact référent handicap Lydia2cformation :
Lydia Moreau tél : 06 52 76 92 45 – contact@lydia2cformation.com
Contact Formation Handicap (Pédagogie, accueil, ingénierie, etc..) :
Lydia Moreau tél : 06 52 76 92 45 – contact@lydia2cformation.com

 

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